Signature par l’ambassadeur, l’AFD et le Ministre des Finances du Niger de quatre conventions de financement dans le secteur de la sécurité alimentaire et d’une convention relative à l’Appui budgétaire global de la France au Niger

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Discours de M. l’Ambassadeur de France à l’occasion de la signature de quatre conventions de financement sur le secteur de la sécurité alimentaire et d’une convention relative à l’Appui Budgétaire Global (ABG) entre la République du Niger et l’Agence Française de Développement (AFD)
Mardi 28 juillet 2020

Monsieur le Ministre des Finances,

Monsieur le Ministre, Haut-Commissaire à l’initiative 3N (« Les Nigériens nourrissent les Nigériens »),

Mesdames et messieurs les représentants des partenaires au développement,
Honorables invités en vos grades titres et fonctions,

C’est un réel plaisir pour moi d’être avec vous aujourd’hui pour cette cérémonie de signature de quatre conventions de financement au profit du secteur de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et du Développement Agricole Durable (« SAN-DAD »). Cette cérémonie est également l’occasion de procéder à la signature de la Convention de financement de l’Appui Budgétaire Global 2020 accordé par la France au Niger qui prévoit, via un appui direct au Trésor Public nigérien, une subvention de quatre (04) millions d’euros pour le financement du programme économique et financier du Niger, soit près de 2 624 millions de F CFA, et trois (03) millions d’euros, soit environ 1 968 million de F CFA, pour la reconstitution de la réserve alimentaire stratégique gérée par l’Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN). Ainsi, ce financement, par son important soutien à l’OPVN, participe pleinement du soutien de la France au secteur de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et du Développement Agricole Durable.

Comme vous le savez, au Niger, l’importance de ce secteur n’est plus à démontrer. En effet, du point de vue économique, l’activité est essentiellement portée par le secteur agricole au sens large qui, avec ces services contribue à hauteur de 42% du PIB national en 2017, à 35,5 % des exportations en quantité en 2018.

En dépit de son importance, le secteur est très dépendant des aléas climatiques d’où la vulnérabilité structurelle du Niger à l’insécurité alimentaire et la nécessité de poursuivre les efforts d’adaptation, et ce d’autant plus dans le contexte particulier de la crise sanitaire et de ses répercussions.

C’est pourquoi la mise en œuvre de ces deux projets objets de trois conventions d’un montant cumulé de 53 millions d’euro (soit 34,76 milliards de FCFA) permettra sans nul doute de contribuer de manière substantielle à l’objectif stratégique de « faim zéro au Niger » fixé dans le cadre de l’initiative 3N (« Les Nigériens nourrissent les Nigériens  »).

Mesdames et messieurs,

Le projet de renforcement institutionnel du secteur de la sécurité alimentaire au Niger (dit PRISAN), d’un montant de 3 millions d’euros, fait suite à une première phase d’appui sur la période 2018-2020 ayant produit des résultats satisfaisants. Porté par le Haut-Commissariat à l’Initiative 3N, il est élargi à deux autres institutions phares du secteur : le Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires et le Fonds d’Investissement pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (FISAN). Il a pour but d’appuyer les trois structures à mener à bien leurs mandats respectifs, et notamment :

-  qu’elles se coordonnent et participent à l’animation du secteur ;
-  qu’elles gèrent leurs programmes de travail conformément à leur mandat ;
-  qu’elles améliorent leur visibilité vis-à-vis des acteurs du secteur de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et du Développement Agricole Durable et aussi envers le grand public.

Le second projet, dénommé Bounkassa Kiwo vise à développer les filières élevages dans les régions de Zinder et Diffa dans un contexte de changements climatiques. D’un montant de 50 millions d’euros (33 Mds FCFA), il est prévu sur une durée de 6 ans et concerne une zone particulièrement fragile, la partie pastorale des deux régions Zinder et Diffa, où peu de partenaires sont présents.

Il convient également de souligner l’importance du sous-secteur de l’élevage, pratiqué comme activité principale ou secondaire par près de 87% de la population active. Le projet vise à mobiliser les acteurs afin d’élaborer et mettre en œuvre une vision concertée du développement pastoral de leur territoire, intégrant gouvernance améliorée, dialogue social apaisé, sécurisation de la mobilité, adaptation au changement climatique et gestion durable des ressources pastorales.

Mesdames et messieurs,

Ces projets s’inscrivent dans 2 des 4 axes du cadre général de coopération entre le Niger et la France 2017-2021 à savoir la consolidation de la sécurité, la gouvernance et la contribution au développement économique durable.

Ils viennent ainsi s’ajouter au portefeuille de projets en cours d’exécution sur ce secteur ou dans la zone, notamment les projets « Pôles Ruraux », « Jeunesse Diffa » ,« Redressement Tillabéri »,« Projet d’Appui au Développement Local volet Zinder » ,« PASAM ou Projet d’Appui à la Sécurité Alimentaire des Ménages phase 4 », etc. que la France, à travers l’AFD, finance à plus de 69 millions d’euros. Ces projets traduisent ainsi, le fort soutien de la France à son partenaire nigérien au-delà des questions sécuritaires.

Mesdames et messieurs,

Avant de terminer, permettez-moi de saluer l’exemplarité des relations Franco-Nigériennes et de remercier toutes et tous, vous qui vous êtes investis pour faire naitre ces projets.

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© Ambassade de France

Dernière modification : 28/07/2020

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