Signature de deux conventions de financement entre le Niger et la France

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L’ambassadeur de France, M. Alexandre GARCIA, a participé, le 16 juillet 2019, à la signature de deux conventions de financement entre la République du Niger et l’Agence Française de Développement (AFD), représentées par M. Ahmat JIDOUD, Ministre délégué auprès du Ministre des finances chargé du Budget, et Mme Julie GABET-OUAHIOUNE, directrice adjointe de l’Agence de Niamey.

La première convention, d’un montant de 10 millions d’Euros (6,5 milliards de FCFA) est un appui budgétaire global au titre de l’année 2019 sous forme de subvention. Depuis 2012, la France a signé dix accords d’appuis budgétaires, pour un montant cumulé de 126 millions d’Euros, dont 66 millions d’Euros sur don et 60 millions d’Euros sur prêt. A travers cette nouvelle aide qui est destinée à accompagner le programme économique et financier du pays, la France réaffirme son soutien indéfectible pour aider le Niger à faire face à l’ensemble des enjeux, notamment migratoires, sécuritaires, économiques et sociaux auxquels il est confronté. Plus de la moitié de ces fonds seront alloués aux besoins identifiés comme prioritaires par le Gouvernement, et le reste affecté à la sécurité alimentaire (reconstitution des réserves alimentaires stratégiques gérée par l’Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN) et démarrage des activités du Fonds d’Investissement pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (FISAN).

La deuxième convention finance, sous forme de subvention, un appui technique à l’Agence Nationale pour la Société de l’Information, à hauteur de 700 000 Euros (459 millions de FCFA). Pays en retrait au niveau de la pénétration des services numériques, le Niger envisage de combler son retard par le renforcement de l’inclusion numérique des populations, l’innovation, les infrastructures, l’alphabétisation numérique et le développement des services publics dématérialisés (e-santé, e-éducation, e-administration,…). Le rôle central des nouvelles technologies est considéré par le gouvernement nigérien, et l’ANSI, comme une priorité de développement.

La transition numérique représente un potentiel considérable en matière de gains d’efficacité et de réductions des coûts des administrations. Pour répondre à ces enjeux, l’ANSI a fait part à l’AFD de besoins d’appuis à court-terme, visant le renforcement de capacité de pilotage des projets numériques de l’Etat, et de son souhait de bénéficier de l’expertise publique française en la matière.

Le projet s’appuiera donc sur le partage d’expérience, en termes d’outils et programmes développés pour les citoyens français comme service-public.fr ou le programme d’Entrepreneur(e) d’Intérêt Général (EIG) qui permet de recruter des talents chargés de mettre en place des solutions numériques au sein des Ministères. Le projet se veut également expérimental puisqu’il a vocation à financer plusieurs pilotes.

© Souley ABDOULAYE, AFD

Dernière modification : 20/07/2019

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