SIGNATURE DE DEUX CONVENTIONS POUR SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DE L’ÉDUCATION ET DE LA MICRO FINANCE AU NIGER

Le 12 août dernier, le ministre nigérien des Finances, M. Saïdou Sidibé, le chargé d’affaires a.i de l’ambassade de France, M. Yves Manville, et la directrice adjointe-Niger de l’Agence française de développement (AFD), Mme Cyntia Mela, ont procédé à la signature de deux accords de financement sous forme de don, l’un suisse, l’autre français. La cérémonie se déroulait au sein du ministère nigérien des Finances et portait sur un montant global d’un peu plus de 4,5 millions d’€ (soit environ 3 milliards de Fcfa).

1 - La première convention est en faveur de l’Agence de régulation du secteur de la microfinance (ARSM) pour un montant de 500.000 euros, soit environ 330 millions de Fcfa.

● Au Niger, 90 % de la population n’a pas accès au secteur financier formel. Pour la plus grande partie de la population, les institutions de microfinance constituent donc la seule possibilité d’accès à des services financiers de crédit et d’épargne à des conditions souples. Pour favoriser et sécuriser cet accès, l’État du Niger a mis en place une politique d’assainissement et de régulation du secteur.

Le rôle primordial des systèmes financiers décentralisés dans l’accès au financement des personnes exclues du système bancaire traditionnel n’est plus à démontrer, et cet accès est une condition majeure pour l’amélioration des conditions de vie des personnes bénéficiaires, ainsi que pour le développement économique.

● Pour la France, il est très important d’accompagner des acteurs clés comme l’Agence de régulation du secteur de la microfinance, et c’est dans ce contexte qu’intervient ce projet d’appui à l’inclusion financière au Niger. Il a pour objectif de favoriser et de soutenir le développement d’institutions de microfinance viables et pérennes.

2 - La seconde Convention concerne le financement par la Suisse d’une partie de la mise en œuvre de la 1ère phase du Programme sectoriel de l’éducation et de la formation (PSEF) du Niger grâce à un fonds commun dédié à l’éducation de base.

● Les défis du secteur de l’éducation sont immenses au Niger, tant en ce qui concerne l’accès à l’école qui reste encore à étendre, que sur la qualité qui a pâti de la rapidité des progrès de la scolarisation. Dans ce contexte, le Niger a élaboré un Programme sectoriel de l’éducation et de la formation (PSEF) - d’une durée de 10 ans - qui couvre tout le secteur éducatif. Dans son discours d’investiture pour son deuxième mandat, le président Issoufou Mahamadou a rappelé combien l’éducation avait été au centre de son programme de « Renaissance I » et resterait un pilier de la « Renaissance II ».

L’objectif de ce fonds est d’appuyer les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre du PSEF et plus particulièrement d’élargir l’accès à l’éducation de base, d’améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage dans des zones ciblées du Niger, ainsi que de renforcer les capacités de gestion du système.

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Le ministre des Finances, M. Seydou Sidibé, lors de la signature des conventions. À sa droite, le chargé d’affaires a. i. de l’ambassade de France, M. Yves Manville, ainsi que la Directrice adjointe de l’Agence française de développement (AFD), Mme Cynthia Mela.

Déjà en 2013, afin de financer une partie des activités du PSEF liées à l’éducation de base, le Niger avait bénéficié d’un don de 84,2 M$ de la part du Partenariat mondial pour l’éducation (PME), ainsi que d’une subvention de 12 M€ de l’AFD, ces deux crédits venant abonder un fonds commun d’aide extra budgétaire.

Cette année, la Coopération Suisse a manifesté le souhait de contribuer aussi à ce fonds commun nigérien, à hauteur de deux milliards six cent cinquante millions de Fcfa (2.650.000.000 Fcfa, soit un peu plus de 4 millions d’€). La contribution Suisse sera attribuée via une délégation de crédits transitant par l’AFD.

Par la récente signature de ces deux conventions - et conformément à sa stratégie d’intervention - l’AFD continue à la fois d’appuyer la politique sectorielle de l’éducation (sur fonds suisses cette fois), mais aussi d’accompagner le développement du tissu économique du Niger.

Dernière modification : 26/09/2016

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