Projet d’appui " Formation des ressources industrielles et de bâtiment et travaux Publics (PAFRI-BTP) "

Le 21 février s’est tenu le premier Comité de pilotage du projet d’appui "Formation des ressources industrielles et de bâtiment et travaux publics (PAFRI-BTP)". Une semaine auparavant, les acteurs se réunissaient pour valider un document clé, qui définit et encadre les activités sur toute la durée prévisionnelle du projet (5 ans).

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L’Agence Française de Développement (AFD) a octroyé à la République du Niger un prêt souverain de 11,4 millions d’Euros et une subvention de 1,5 million d’euros en 2012. Initialement le projet visait à financer un centre de formation aux métiers des mines en partenariat public privé et cofinancé par AREVA : le projet « IFRI ». Pour diverses raisons, ce projet, qui avait mobilisé bon nombre d’acteurs, n’a jamais pu démarrer et a dû finalement faire face au retrait d’AREVA annoncé mi-2014, en raison du report des investissements sur la mine d’Imouraren. En accord avec les autorités, le projet n’a pas été abandonné mais entièrement restructuré courant 2015-2016 pour devenir le projet PAFRI-BTP, dont le ministère des Enseignements professionnels et techniques (MEPT) assure la maîtrise d’ouvrage. Il vise désormais à renforcer et faire évoluer le dispositif public de formation en collaboration étroite avec les milieux professionnels.

- Le projet prévoit, entre autres, la création à Niamey d’un Centre sectoriel dédié aux métiers du bâtiment (CSF), la construction du Centre de formation professionnelle et technique (CFPT) Koira Tégui dédié aux métiers de l’industrie, et des rénovations et/ou constructions d’infrastructures dans quatre autres établissements (le Lycée d’enseignement professionnel Issa Béri, l’EMIG, le Centre de perfectionnement en travaux Publics – CPTP, et l’EMAIR à Agadez), ainsi que la mise à niveau des formateurs. L’appui permettra également de renforcer la formation continue pour permettre aux travailleurs d’acquérir de nouvelles compétences recherchées par le milieu du travail.

- Un important travail collectif a été mené en 2016 et 2017 par les équipes de l’AFD et du MEPT pour faire revivre ce projet et lui donner les moyens de démarrer au regard des besoins du terrain. Les conditions sont désormais réunies pour la bonne mise en œuvre de ce projet : l’Unité de coordination du projet est au complet (6 personnes), un important dispositif d’appui à maîtrise d’ouvrage, géré par SOFRECO, est déployé avec un chef de mission résident et des experts complémentaires, l’équipe a pu s’installer dans des locaux rénovés dont l’équipement est en cours. Avec la tenue de ce premier Comité de pilotage, dont la Présidence était assurée par le Secrétaire Général du MEPT, et la Vice-présidence par le représentant du Conseil national du patronat du Niger (CNPN), l’organe de gouvernance est également en place.

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A cette occasion, l’AFD a rappelé l’importance d’une pleine appropriation de tous les acteurs, publics comme privés, pour atteindre les résultats escomptés, la nécessité d’associer étroitement et à toutes les étapes les milieux professionnels, en lien avec les secteurs d’activité considérés, et la rigueur attendue de la part des équipes tant sur le plan technique que de la gestion fiduciaire. Après une phase de démarrage relativement longue et complexe, les six à douze mois à venir seront déterminants pour la bonne suite de ce projet. La redevabilité est importante, notamment auprès du ministère du Plan et du ministère des Finances qui assurent le suivi des engagements souverains du Niger.

© Souley ABDOULAYE, AFD

Dernière modification : 04/03/2019

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