La coopération française passe aussi par l’ONU, le FMI et la Banque mondiale

La France contribue, en amont comme en aval, aux actions des institutions internationales spécialisées rattachées à l’ONU, aux fonds et aux programmes internationaux actifs au Niger.

Agissant sous l’autorité de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Conseil économique et social est le principal artisan de la coopération internationale pour le développement.

En coopération avec les organes de l’ONU, les institutions spécialisées aident à formuler des politiques, à définir des normes et des directives, à promouvoir l’appui nécessaire et à mobiliser des fonds pour offrir une assistance technique et une aide pratique aux pays du monde entier. La Banque mondiale, par exemple, a accordé, en 2008, 38,2 milliards de dollars de prêts pour financer des projets dans une centaine de pays en développement.

Pour renforcer la coordination au sein du système, le Secrétaire général a créé, en 1997, le Groupe des Nations Unies pour le développement, qui regroupe les organes de l’ONU, les fonds et les programmes actifs dans ce domaine. Y figurent des programmes et ces fonds présents ou actifs au Niger.

Contrairement au budget régulier des organes de l’ONU ou à ceux des Opérations de Maintien de la Paix, les fonds et programmes sont financés par des contributions volontaires. Celles-ci sont de deux types : les contributions aux ressources régulières des organisations (en amont) et les contributions affectées qui visent un projet/une zone/une population spécifique. Les fonds et programmes des Nations Unies actifs au Niger sont presque tous appuyés par la France, en amont ou en aval, par une contribution directe de l’Ambassade de France :. Parmi eux :

Pour l’année 2010, les contributions aux budgets des fonds et programmes se sont élevées à environ 23 milliards de dollars et la contribution de la France aux activités opérationnelles s’élevait à 255 468 millions de dollars, dont 203,014 millions en faveur du développement à long terme, ce qui plaçait la France au 14e rang des contributeurs.

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Le PNUD conserve la priorité des contributions, avec 13,8 millions d’euros de contribution aux ressources régulières en 2013. La France a concentré ses contributions au PNUD sur les ressources régulières, et ce malgré un contexte budgétaire contraint. Les contributions aux ressources de base de l’UNICEF et du FNUAP s’élèvent respectivement à 3,4 millions et 400 000 euros en 2013. Concernant l’UNICEF, la contribution aux ressources régulières du comité national français s’élève à 40,55 millions de dollars en 2011, ce qui le place au 4e rang des comités nationaux. Les contributions affectées s’élèvent la même année à 41,27 millions de dollars.

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Lors du sommet du G8 tenu à Muskoka (Canada) en juin 2010, la France s’est engagée à participer à l’initiative Muskoka de lutte contre la mortalité maternelle et infantile. La contribution de la France s’élève à 100 millions d’euros par an pour la période 2011-2015, soit un total de 500 millions d’euros. La moitié de cette contribution va aux agences onusiennes, dont l’UNICEF, le FNUAP et ONU Femmes, qui reçoivent respectivement 8,5 millions, 5 millions, et 1 million de dollars annuels en ressources affectées durant cette période.

Dernière modification : 27/10/2013

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