LE NIGER ET LA PEINE DE MORT

UN PLAIDOYER POUR L’ABOLITION DE LA PEINE DE MORT

Le 17 mars 2018, à l’Assemblée nationale du Niger, se tenait - sous forme d’atelier - une journée d’information parlementaire sur l’abolition de la peine de mort.

Organisé par le Réseau progrès et développement au Niger (REPRODEV), la FIACAT (Fédération internationale des chrétiens pour l’abolition de la torture) et la Coalition nigérienne contre la peine de mort (CONICOPEM) en partenariat avec le réseau des parlementaires nigériens pour les droits de l’Homme, et avec le soutien de la Délégation de l’Union européenne au Niger ainsi que de l’ambassade de France, cet atelier aura permis de sensibiliser les députés nigériens sur les enjeux liés à l’abolition totale et définitive de la peine capitale au Niger.

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Députés nigériens (Mme Rabi Dan Fari au premier plan) accompagnés de représentants de la FIACAT, du REPRODEV-Niger et de la CONICOPEM, de l’ambassadeur de l’Union européenne au Niger, ainsi que d’un représentant de l’ambassade de France

■ La cérémonie d’ouverture de cette journée, présidée par le 3ème vice-président de l’Assemblée nationale, a notamment été marquée par l’allocution de M. Paul Angaman, président de la FIACAT qui a rappelé la tendance abolitionniste présente actuellement dans plusieurs pays d’Afrique (depuis 2001, le Togo, le Bénin, la République démocratique du Congo, la Guinée et Madagascar ont opté pour l’abolition) et qui a encouragé les parlementaires nigériens à suivre cette voie.

■ L’ambassadeur de l’Union européenne a signalé quant à lui la contradiction existant entre la condamnation à la peine de mort et la consécration légale du droit à la vie au Niger. Et il a invité les députés nigériens à se rendre au troisième Congrès régional contre la peine de mort, qui se tiendra à Abidjan en avril 2018, en y apportant « de bonnes nouvelles ».

■ Pour sa part, le rapporteur de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a insisté sur le fait que les religions monothéistes consacrent la sacralité de la vie, prônent la miséricorde et le pardon ; en conséquence, selon lui, l’évocation de certains passages des « saintes écritures » ne saurait constituer un argument rédhibitoire contre l’abrogation de la peine capitale.

■ Enfin, la députée Rabi Dan Fari, présidente du réseau des parlementaires pour les droits de l’Homme, a rappelé qu’en 2014, un projet de loi avait été déposé à l’Assemblée nationale afin d’abolir la peine capitale ; elle estime que le Niger est aujourd’hui suffisamment mûr pour adopter cette loi qui suit « la marche du monde vers l’abolition ».

Pour en savoir plus : http://www.fiacat.org/peine-de-mort-au-niger-sensibiliser-pour-l-abolition

Dernière modification : 20/03/2018

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