Barkhane : opération Bourrasque

Du 28 septembre au 1er novembre, s’est déroulée dans le Liptako Malo-nigérien une opération militaire conjointe de grande ampleur entre la Force Barkhane, les Forces armées nigériennes (FAN) et maliennes (FAMa). Cette opération avait pour objectif l’affaiblissement durable des Groupes armés terroristes (GAT) dans leur zone refuge. Son nom : BOURRASQUE.

Une opération d’ampleur à un degré d’intégration inégalé avec les forces partenaires

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L’opération BOURRASQUE constitue une opération d’ampleur inédite pour la région, tant par le nombre de soldats engagés sur le terrain que par le degré d’intégration rarement atteint avec les forces partenaires.

En effet, BOURRASQUE a vu l’engagement dans la durée de 3000 soldats, 1600 français et 1400 des forces partenaires nigériennes et maliennes, renseignés et appuyés par des moyens aériens français et interalliés : Anglais, Américains et Danois. BARKHANE a ainsi déployé l’effectif d’une brigade, composée des Groupements tactiques désert (GTD) Bruno et Bercheny, appuyés par toutes les composantes dont la force dispose. Aux côtés des Mirage M2000D et des drones de l’armée de l’Air et de l’Espace, les hélicoptères de manœuvre et d’attaque du Groupement tactique désert aérocombat (GTD-A) ont participé depuis les airs par les feux, le renseignement et les ravitaillements. Les groupements de commandos ont par ailleurs mené des actions particulières d’infiltration et de reconnaissance. Au cours de Bourrasque, les forces spéciales franco-estoniennes de la Task force TAKUBA ont été engagées pour la première fois en opération avec une unité légère de reconnaissance et d’intervention malienne en coordination avec une compagnie des forces armées nigériennes.

Si cette opération menée aux côtés des forces partenaires et coordonnée avec la force conjointe G5 Sahel témoigne d’un degré d’intégration inégalé sur le terrain, le niveau de commandement a participé à cette intégration poussée. L’opération BOURRASQUE a en effet bénéficié de la mise en place d’un Poste de commandement (PC) avancé, interarmées et interalliés, sur la base aérienne projetée de Niamey. La présence des officiers de liaison des forces partenaires Nigériens et Maliens au sein de ce PC a permis une coordination poussée dans le cadre du commandement et la conduite d’opérations communes sur une zone de 500 km de front pour 200 km de profondeur.

Traque inlassable des terroristes, ratissages, fouilles, contrôles de zones et de personnes

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Après plusieurs semaines d’engagement dans des conditions difficiles et abrasives, les groupements tactiques déployés avec les forces partenaires ont parcourus des compartiments de terrain très variés au sortir de la saison des pluies. Ils ont traqué inlassablement les GAT, réalisé des opérations de ratissage, de fouilles et de contrôle de zones et de personnes. Face à un ennemi refusant le contact, les unités sahéliennes et françaises n’ont eu de cesse de poursuivre leurs efforts. Les GAT ont ainsi dû abandonner des ressources, et ont parfois commis des erreurs qui leur ont coûté chers. L’ensemble des actions et opérations menées a permis d’opérer dans tout le Liptako malo-nigérien et a contribué à l’affaiblissement de l’Etat islamique grand Sahara (EIGS), limitant ainsi les capacités de ce dernier à réaliser des attaques massives et coordonnées.

Cette opération est le résultat d’un travail initié depuis plusieurs mois entre la Force Barkhane et les forces partenaires, poursuivant le même objectif. Les opérations conjointes menées ainsi depuis le sommet de Pau de janvier 2020 ont permis de réduire significativement les capacités de l’EIGS, permettant de restaurer la sécurité.
Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération BARKHANE a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elle regroupe environ 5 100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.

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Dernière modification : 20/11/2020

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