Discours de M. Jean-Christophe Maurin, Directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) à Niamey, à l’occasion de la célébration des « 60 ans en commun avec le Niger »

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Monsieur l’Ambassadeur de France,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les partenaires techniques et financiers du Niger,
Monsieur le Directeur régional Sahel de l’AFD, cher Philippe, et ton équipe,
Madame la Responsable du Sahel de la Direction Afrique de l’AFD, chère Françoise, et ton équipe,
Monsieur le Directeur adjoint du département Afrique de l’AFD, cher Matthieu,
Chers collègues du siège de l’AFD,
Chers et chère amis directeurs et directrice d’agence AFD au Sahel,
Chers et chères collaborateurs de l’Agence de Niamey,
Chers invités, cher amis,

C’est au lendemain de la naissance de l’Europe, à la veille des indépendances, que l’AFD débute ses activités au Niger, sous le nom de Caisse Centrale de Coopération Économique (CCCE).

A l’origine Caisse centrale de la France libre (CCFL), créée à Londres en 1941 par le général de Gaulle, alors que sévit la deuxième guerre mondiale, elle est devenue la Caisse centrale de la France d’Outre-mer (CCFOM) après-guerre, puis la Caisse Centrale de Coopération Économique (CCCE) en 1958. Avec la vague des indépendances, la France veut maintenir une relation privilégiée avec ses anciennes colonies.

En 1992, la CCCE devient la Caisse Française de Développement (CFD). Sa mission est élargie : financer le développement économique et financier de plus de 60 pays - africains, méditerranéens, asiatiques ou insulaires du Pacifique - et des DOM-TOM.
En 1998, La CFD devient l’Agence Française de Développement (AFD). Dans le cadre de la réforme de la politique de coopération de la France, elle est désignée comme opérateur principal de l’aide française au développement, sous la double tutelle du ministère des Affaires étrangères et de celui de l’Économie et des Finances.
C’est donc en 1958, alors Caisse Centrale de Coopération Économique que l’AFD a débuté ses activités au Niger. Depuis 60 ans, l’AFD n’a cessé d’élargir ses interventions et ses appuis.

Au début, dans les années 60, l’octroi de prêts permet la construction de logements sociaux et d’infrastructures hôtelières. La construction de l’Hôtel Sahel en 1965 en est un exemple.

Ensuite, dans les années 70 elle prend une bonne part dans le financement du développement des secteurs industriels (installation de Nitex devenue SONITEXTIL) et minier du Niger : COMINAK, SONICHAR, SOMAIR, entre autres.

Dans les années 80 et 90 elle diversifie son soutien aux investissements du Niger : transports (aéroport de Niamey, énergie, télécommunications (réseaux hertzien et Télévision) et agriculture, Aide aux Initiatives Productrices de Base.
Depuis, les années 2000, les soutiens de l’AFD au Niger se sont étendus aux secteurs sociaux de base : eau potable, éducation et santé.

Ces dix dernières années, l’AFD a engagé plus de 600 millions d’euros au bénéfice du Niger, dont 120 millions d’euros en 2017. Les engagements les plus importants soutiennent trois domaines en priorité, que je décris familièrement comme nos objectifs « 3 E » : Eau, Energie et Education.

Sans eau, pas d’agriculture ni de sécurité alimentaire : « l’eau c’est la vie ».
Sans énergie, pas de développement économique et social : « l’énergie c’est l’avenir durable ».

Sans éducation, pas de paix ni d’avenir pour la jeunesse : « la jeunesse c’est la seule richesse qui compte ».

Bien évidemment, outre ces trois priorités et conformément au cadre stratégique de coopération établi en 2017 entre la France et le Niger, l’AFD est également fortement engagée au côté du Niger pour contribuer à assurer sa sécurité alimentaire, améliorer la santé de sa population, renforcer sa gouvernance démocratique et dynamiser son secteur privé.

Ce sont des centaines de projets élaborés en commun avec le Niger qui nous unissent donc depuis 60 ans.

Ce sont des hommes et des lieux qui constituent ainsi la mémoire de notre histoire en commun avec le Niger.

Certains sont illustrés à travers cette exposition, par des photos d’archives et celles prises, parfois du ciel avec un drone, par le photographe Olivier Girard, que je remercie chaleureusement.

Ces photos seront transférées au CCFN qui les exposera au public durant le mois d’octobre, je l’en remercie également très chaleureusement, cher Olivier et ton équipe.

Pour revenir à notre histoire, ce sont dix-huit directeurs qui se sont succédés et des centaines d’agents AFD qui vont et viennent au Niger. Des femmes et des hommes qui œuvrent au jour le jour à tisser des liens entre des peuples, bâtir des ponts entre des histoires, construire des vies.

Aujourd’hui, avec moi : Abdoul-Kader, Célia, Charlotte, Franck, Abdoulaye, Félicien, Zackou, Nassirou, Mohamed, Habibou, les Julie(s), Aissata, Abdou, Adamou, Joseph… Des prénoms différents, des personnalités diverses, des origines variées, mais une seule et même famille : l’AFD. Je les remercie pour leur confiance et leur engagement.

Chacune, chacun a des anecdotes partagées avec nos amis nigériens. J’en ai une. Il m’arrive souvent, trop souvent parfois, de demander à propos de telle ou telle activité : « C’est fait » ? Réponse : « Oui… (silence) Normalement » !

Pour conclure, avec patience et persévérance, nos 60 ans en commun avec le Niger, nous les poursuivons et les construisons tous ensembles, grâce à vous, chers invités, nous vous en remercions !

Enfin, ce partenariat entre la France et le Niger nous le mettons en œuvre avec et grâce à notre poste diplomatique et ses services, je vous en remercie très chaleureusement, Monsieur l’Ambassadeur.

C’est d’ailleurs avec plaisir que je profite de cet évènement qui nous rassemble pour vous céder la place et la parole, Monsieur l’Ambassadeur, pour honorer ce soir un des acteurs de notre coopération franco-nigérienne.

Je vous remercie.

Dernière modification : 10/10/2018

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