COOPÉRATION DE DÉFENSE NIGER-FRANCE

OBJECTIF : SAUVER DES VIES

Depuis que le Niger et la France se sont engagés ensemble dans la lutte contre le terrorisme, leurs armées se trouvent confrontées à des engagements meurtriers pour les soldats des deux pays. C’est cet engagement actif qui, depuis quelques années, a poussé la France à améliorer sa doctrine en matière de sauvetage au combat afin de l’adapter aux blessures et aux techniques de soins actuels. Et c’est ce savoir-faire nouvellement acquis qu’elle partage aujourd’hui avec le Niger dans le cadre du partenariat entre les deux États.

■ L’objectif est que chaque combattant soit à même de permettre à son camarade blessé de survivre jusqu’à l’arrivée d’un personnel de santé, puis d’un moyen d’évacuation sanitaire vers les structures de soins tels que les hôpitaux de Diffa ou Niamey.

■ Il faut donc que chaque combattant puisse disposer des outils permettant d’empêcher ces morts sur le théâtre d’opérations qu’on appelle « les morts évitables » : le blessé que l’on peut sauver par quelques gestes simples, encore faut-il les connaître. D’où la nécessité de former chaque soldat et lui donner les moyens de réaliser ces gestes, d’où la nécessité aussi de fournir au plus grand nombre le matériel de base adéquate.

■ C’est tout naturellement au sein de l’École des personnels paramédicaux de l’armée nigérienne (EPPAN) que ce programme de formation a vu le jour il y a environ un an : désormais, chaque infirmier sortant de l’EPPAN sera à même de former l’ensemble du personnel de l’unité dans laquelle il sera affecté. De même, tout au long de l’année, des formations au sauvetage - mais surtout de moniteur de sauvetage au combat - sont organisées tant au profit des Forces armées nigériennes (FAN), que de toutes les autres forces institutionnelles chargées de la sécurité au Niger.

■ Par ailleurs, à l’occasion d’une petite cérémonie organisée en présence des cadres de l’EPPAN, une dotation de 200 garrots et 200 pansements compressifs destinés aux soldats de la force conjointe du G5 Sahel a été effectuée par la coopération française : c’est en effet la perte massive de sang - évitable par la pose d’un garrot ou d’un pansement compressif - qui est la première cause des « morts évitables ».

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L’attaché de Défense de l’ambassade de France au Niger,
le colonel Franck Fouillet, remet des pansements compressifs
et des garrots au médecin général Boubacar Mamoudou,
directeur du service de Santé des armées.
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Remise de lettres de félicitations à deux cadres de l’École des
personnels paramédicaux de l’armée nigérienne, le capitaine
Algamis et l’adjudant Saley.
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L’entrée de l’École des personnels paramédicaux de l’armée
nigérienne

Dernière modification : 17/11/2017

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